La parenthèse enchantée d'un cirque palestinien


Trouver le rythme de Birzeit. Marcher au son haletant des percussions sous le soleil blanc d’un premier mai en Palestine. Se faire tâcher l’objectif par la fausse neige projetée d’une bombe tenue par un clown couleur arc-en-ciel. Village au Nord de Ramallah, capitale palestinienne, Birzeit a fait une trêve, pour ses enfants, pour ses adultes. Quelques jours plus tôt, le groupe politique étudiant dépendant du Hamas, le Bloc islamiste Wafaa, a été élu au Conseil étudiant de l’université du village. Elle est l’une des plus influente du territoire et l’importance de ces élections révèle la mutation de l’opinion d’une population fatiguée où la jeunesse tend à se radicaliser.

Trouver le rythme de Birzeit. À l’ombre de sa faculté, le village abrite une autre institution : l’Ecole de cirque Palestinienne. Créée en 2006, à l’extinction de la Seconde intifada, par Shadi Zmorrod and Jessika Devlieghere, pour panser les blessures des brûlures faites aux enfants condamnés à errer dans une rue démolie.

En marge du cortège, un vieil homme rénove une batisse en ruine la vidant de la poussière émanant des murs détruits.

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Dans une démonstration de force, les pompiers palestiniens éteignent le feu mis à une voiture à la plaque d’immatriculation israélienne plus tôt, pour ensuite la découper à la scie tournante et la mettre à sac.

Dans une démonstration de force, les pompiers palestiniens éteignent le feu mis à une voiture à la plaque d’immatriculation israélienne plus tôt, pour ensuite la découper à la scie tournante et la mettre à sac.

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Trouver le rythme de Birzeit. Mettre à l’honneur enfants et travailleurs en construisant des installations éphèméres, suivant le mouvement d’un cortège coloré, et profiter de ce 1er Mai, pour célébrer dans le calme et la paix.

Le groupe de danseurs de Dabkeh, danse palestinienne traditionnelle, se prépare à faire sa représentation qui clôturera la journée.

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Hommes et femmes se font face durant la représentation. Emmenés par le Ras, les danseurs dressent le portrait d’un quotidien où les femmes s’inscrivent dans une dynamique culturelle tandis que les hommes représentent le présent.

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©Paul Lorgerie / 2015


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